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Création 2021

Une rêverie chorégraphique pour quatre corps et un élément

Je n’aime pas les bains, sais à peine nager, suis terrifiée en pleine nuit devant l’eau noire de l’océan et déteste avoir la tête immergée sous l’eau, où les sons m’apparaissent dangereusement déformés.
À l’inverse, j’aime presque par défi, me jeter dans les eaux glacées de torrents de montagne ou flotter dans les lagons des mers chaudes et lointaines… Que point de départ idéal à une future création !

Plus sérieusement, élément trouble et double, l’eau me fascine; tout à fois sombre et limpide, douce et furieuse, maternelle et mortelle, joueuse et ténébreuse, peuplée d’êtres fantastiques, réels ou imaginaires et dont les abysses, nous restent encore aujourd’hui  inconnus. Un magnifique réservoir d’images poétiques, de souvenirs enfouis, d’histoires partagées et de reflets de notre intimité.

La Mémoire de l’eau se conçoit comme une rêverie chorégraphique fouillant la part sombre, légère et ludique de cet indispensable élément.

Plonger et resurgir, disparaître lentement sous la surface, percer la peau des eaux, travailler à la beauté d’une presque immobilité et à la flottaison, troubler d’un geste la miroir de l’eau, traverser d’une rive à l’autre, se noyer, ou glisser au fil de l’eau à la manière d’Ophélie.

Création 2018

Après  JEAN, solo pour un monument aux morts, Patrice de Bénédetti présentera son nouveau spectacle Vous êtes ici. Un solo, qui mêlera corps et texte, à nouveau.

Cette fois-ci, Patrice de Bénédetti a choisi l’univers du sport et son enjeu pour des millions d’enfants, adolescents et jeunes adultes dans le monde : le sport comme moyen d’expression, comme ascenseur social et espoir de jours meilleurs. Il aborde en filigrane le rapport au groupe, à l’autre, au frère…

Création 2017

Fortement inspiré par la statuaire érotique et en particulier celles de Canova et du Bernin, La Figure du baiser, conçu pour six danseurs en duos, trios ou groupe, cherche à mettre en mouvement et en immobilité la rencontre comme l’étreinte amoureuse.

Se délecter. Apprécier longuement l’axe d’un regard, la main qui s’arrête avant le contact avec la peau, voyager en rêveries devant une épaule découverte ou dans la pression des doigts sur les cuisses.

La Figure du baiser ou comment passer en mouvement d’une posture à une autre et laisser résonner chacune d’entre elles dans nos têtes, comme une succession d’histoires possibles.

Jeux de séduction, d’approche et de refus, effeuillages, variations subtiles de rythmes, d’énergies et de touchés… Toutes les couleurs d’un amour physique qui n’oublie pas l’apaisement se relayent et questionnent notre manière – évidemment sensuelle – d’être à l’autre.

Création 2015

Projet chorégraphique en espace public pour 4 danseurs travaillant dans et avec le flux des passants.
Le désir premier de ce projet est de questionner la notion d’identité et d’individualité. Comment peut-on être identifié en tant qu’individu au sein d’un groupe? S’affirmer, se fondre dans une masse, apparaître, disparaître, se laisser emporter, se laisser traverser… Rester ? L’immersion totale peut aller jusqu’à la perte de notre propre identité. Ne risque-t-on pas de se laisser submerger?
Tenter l’aventure seul ou à plusieurs et comprendre ensemble qui nous sommes vraiment, quelle est notre place.

Création 2009

Avec Walldance#5#Les voies du mur, Les Passagers continuent d’explorer les formes chorégraphiques spécifiques à la danse sur mur. Sur les berges de Seine la gestuelle des danseurs répondra au travail plastique du Street art, ensemble danseurs et peintres construiront une ” suite émotionnelle” faite de couleurs et de sentiments. Une éphémère ouverture de l’espace urbain.

La journée du mercredi sera consacrée aux enfants. Entre deux représentations,  Les Passagers créeront un moment de partage avec les plus jeunes spectateurs et  les inviteront à entrer dans leur monde à la verticale. Forts de la puissance de l’imagination, les enfants réinventent un espace émotionnel personnel, fruit de leurs impressions de spectateurs. A partir de ces impressions, les enfants et les artistes créeront une composition picturale en partage.

Création 2009

Avec cette nouvelle création, la compagnie Les Passagers a exploré de nouvelles formes chorégraphiques spécifiques à la danse sur mur. A l’école d’architecture, la gestuelle des danseurs a répondu à l’élégante cheminée, à l’ossature métallique de la halle de l’ancienne usine d’air comprimé SUDAC, et aux formes élancées des façades de l’école, œuvre de l’architecte Frédéric Borel. Les artistes, suspendus, ont évolué de bas en haut et tout au long des murs, liant le bâtiment industriel du 19e siècle à l’édifice contemporain.