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Vigilance

Ne jamais s’endormir. Parce que la place de l’art dans l’espace public, et plus largement celle de toute création artistique, n’est jamais acquise. Elle demeure fragile et, aujourd’hui plus que jamais, elle exige notre vigilance, notre engagement et notre capacité à défendre ce qui nous rassemble.

À l’heure où s’ouvre cette saison d’automne, nous voulons croire que les tensions peuvent s’apaiser et que l’espace public continuera d’être un lieu de rencontre, de dialogue et de création.

Cette nouvelle programmation s’inscrit pleinement dans cette conviction. Art’R invite sept compagnies aux univers singuliers et poursuit son exploration de nouveaux territoires, de la forêt de Clamart à l’Espace périphérique. Toujours avec cette même exigence : penser des oeuvres en résonance avec les espaces qu’elles habitent et avec celles et ceux qui les traversent.

Plus que jamais, nous affirmons la nécessité de rester présents, attentifs et solidaires. Car faire vivre l’art dans l’espace public, c’est défendre une certaine idée du collectif, de la liberté et du partage. Cette saison est une invitation à se retrouver, à se laisser surprendre et à ne jamais cesser de faire vivre ces espaces de liberté que la création ouvre à chacune et chacun.

Mizu

Mizu, eau en japonais est une pièce chorégraphique sur une étendue d’eau, une pièce de paysage, un pas de trois incarné par une danseuse, une marionnette de glace et sa marionnettiste. Dans Mizu, sur ce fil entre apparition et disparition, Élise et Satchie souhaitent célébrer l’impermanence, la fragilité de l’existence comme une ode à la vie, la fusion avec cet élément qui compose notre corps : l’eau, le passage de la forme à l’informe, de l’individu au cosmos.